Guide Sèville français

septiembre 14th, 2017 por Ana María Rodríguez

INFORMATION PRATIQUES DE SEVILLE

Séville, la ville la plus visitée d´Espagne, est bien sûr le pôle tourustique phénoménal de la provence et de tout le sud du pays. C´est une ville générouse et chantante avec une histoire richissime dont témoignent, par exemple, sa cathédrale ravissante et son merveilleux Alcázar.

Capitale de l´Andalousie, active et universitaire, Séville est le siège de la junte d´Andalousie, gouvernement autonome, despuis 1981.

C´est la 4ème ville d´Espagne. Ce port fluvial, au trafic encore intense, a conservé une grande part de sa splendeur du XVIe siècle. Sèville nourrie des cultures juive, arabe et catholique demeure une ville complexe, antique et à la fois moderne. Avec son patrimoine monumental considérable et sa végétation semi-tropicale, elle dégage une atmosphére enchanteresse.

Séville possède un climat méditerranéen, avec une température moyenne annuelle de 26ºC et en été de12 ºC, avec des douces brises pendant tout le printemps et l’été. Ses hivers sont doux et ses automnes peu pluvieux, avec un indice de précipitations moyennes annuelles de 534 mm. Elle enregistre des hautes températures pendant l’été. Ses 3.000 heures approximativement de soleil durant l’année, font que son climat soit considéré presque parfait au long de toutes les saisons de l´année.

L´horaire des repas a lieu habituellement un peu plus tard que dans le reste d´Europe : le petit déjeuner a lieu entre 7 :30 et 10h. Du matin, le déjeuner aux restaurants est servie entre 13 :30 et 15:30 h et le dîner de 21 :00 á 23 :00h.

L´horaire commercial s´étend de 10 :00 h du matin á 13 :30 de l´après midi, et de 17:00 á 20:00 h du soir. En été, les commerces ouvrent et ferment un peu plus tard le soir ( de 18 :00 á 21:00). L´horaire des grands magasins est ininterrompu de 10:00 á 22 :00h.

Le bureau central de poste offre un service inintrrumpu de 8 :30 à 20 :30 du lundi au vendredi.

A Séville le tendu électrique standar est de 220v.

La pluspart des bancs ouvrent du lundi au vendredi de 8 :30 á 14:00 ou 14 :30 h. Il y a aussi quelques succursales qui ouvrent le samedi matin. Partout dans la ville on peut trouver des distributeurs automatiques disponibles les 24h.

HISTOIRE

Ce sont plusieurs les cultures qui ont conformé au cours des siècles l´histoire de Séville, son patrimoine culturel, monumental et artistique que nous pouvons contempler au long de ses rues et des musées. Ses obscures origines ont donné lieu aux légendes de sa fondation qui fut attribuée à Hercules. Mais si l´on veut s´approcher de l´Histoire de l´Ancienne Séville il faut visiter le musée d´Archéologie, situé dans anciens pavillons de l´Exposition Ibéro- Ce sont plusieurs les cultures qui ont conformé au cours des siècles l´histoire de Séville, son patrimoine américaine de 1929, bâtiment qu’en soit vaut vraiment la peine de le contempler. On y trouvera les vestiges d´autres civilisations provenant de l´autre coté de la Méditerranée, les représentations de leurs dieux lointains, ainsi que le Trésor du Carambolo; échantillon de l´influence orientale exercée sur les primitifs “sévillans”.

Les environs de Séville (Alcalá del Río) ont été le scénario de la bataille finale entre romains et carthaginois (206 a.C.) qui donna lieu à la fondation de la première colonie romaine, Itálica, dont le nom fait allusion à ses fondateurs. C´est Julio César qui convertit les sévillans en romains de plein droit et que dénomma la ville Julia Romula Hispalis. Rodrigo Caro manifestait au XVIIème siècle : ” Même si Séville a abrité des grands et somptueux temples…cirques…et amphithéâtres, de nos jours il n´en reste rien “. Raison de plus pour visiter le musée archéologique où l’étape romaine est magnifiquement représentée par les découvertes provenant d’Italica.

Saint Leandro et Saint Isidoro sont les personnages qui accompagnent d’un côté et de l’autre le roi conquérant, évoquant ainsi l’époque wisigothe noircis par le splendeur de la Séville Islamique qui surgira immédiatement après l’an (712).

Ce sera sous les almohades (vers la moitié du XIIème siècle) que la dénommée Izvilia atteindra sa plus grande splendeur. A cette époque fut construite la Grande Mosquée dont le minaret constitue actuellement le symbole de la ville et qui à la suite de son achèvement renaissance couronné avec une girouette qui tourne, elle fût dénommée la Giralda.

Sous le roi Saint Ferdinand III, la ville fut conquise par la couronne de Castille en 1248. À cette époque-là les mosquées ainsi que la Grande Mosquée dévirent des temples chrétiens. Un siècle et demie plus tard elle tomba en ruines, ce qui a fait que le Chapitre Ecclésiastique décide sa destruction pour y construire la Cathédrale; symbole de la Séville Chrétienne. Du Moyen Age il faut souligner la figure du roi Pierre Ier, qui construit à l´enceinte fortifiée du vieux Alcazar islamique un palais au style mudéjar (XIVème siècle).

C´est au XVIème siècle, après la découverte de l’Amérique, que Séville devint le port des Indes qui monopolisa le commerce avec le Nouveau Monde. La Casa de contratación “Chambre de Commerce” ayant son siège aux Alcazares et les commerçants se feront construire la Casa de la Lonja, que des siècles plus tard donna lieu aux Archives des Indes. Plusieurs maisons-palais ont été construites ainsi que le bâtiment civil l’Hôpital de las Cinco Llagas, actuellement convertit en Parlement de l’Andalousie.

Même si le XVIIème siècle fera naître des figures artistiques universelles, dans le domaine économique on regrette le transfert progressif du commerce américain vers Cadix. les Fraternités de la Passion qui en sortaient dans les rues leurs images sans aucun ordre préétabli , ont été réglementées en créant un parcourt Officiel: le chemin officiel à parcourir obligatoirement par les images tout en suivant un ordre établi selon l´ancienneté des mêmes. la Semaine Sainte est entrain d’être créée et qui unie à une profonde religiosité donne lieu à des images telles que Montañés, Murillo, Zurbarán ou Valdés Leal dont les œuvres on peut les trouvées au Musée des Beaux Arts ainsi que dans quelques paroisses. Des importants édifices religieux ont été construits tels que : l´Église de la Caridad, le Salvador et la magnifique San Luis de los Franceses. Dans tous ces travaux participe la figure principale du baroque sévillan, Leonardo de Figueroa.

C´est au XVIIIème siècle qu´on construit la nouvelle Manufacture de Tabacs; bâtiment industriel qu’en étant le scénario de l´histoire de Carmen la Cigarrera (Carmen la Cigarière), plus tard il fut connu mondialement. De cette même époque date la construction de l´autre scénario de Carmen, nous parlons des Arénes de la Maestranza, dont les travaux ne furent achevés qu´au XIXème.

Séville devint à l´époque du Romantisme (XIXème siècle) la destination préférée de ces premiers passionnés des voyages. Quelques uns d´entre eux étaient de vrais artistes ou peintres et nous ont laissé constance de ses visites dans des peintures qui représentaient la ville entourée de murailles. Ces murailles furent abattues plus tard afin de faciliter les relations commerciales existantes entre l´intérieur et l´extérieur des remparts. L´architecture en fer possède à Séville deux échantillon très renommés, l´un d´entre eux est le Pont de Triana, inspiré du Pont Carrousel de Paris, l´autre est constitué par les Nefs du Barranco.

Le débout du XXème siècle est caractérisé par l´enthousiasme de la préparation d´une exposition dont le commencement sera plusieurs fois reculé par diverses raisons. Finalement celle-ci sera célébrée en 1929. De cette Exposition Ibéro-américaine nous restent la Place d´Espagne, la Place d´Amérique ainsi que les pavillons des pays qui y participèrent, construits en styles différents et qui font référence à leurs cultures précolombiennes. Ce siècle sera achevé par la célébration d´une autre Exposition à l´occasion du Vème Centenaire de la Découverte de l´Amérique, c´était l´Expo´92. Du point de vue architectural, celle-ci a été l´origine de l´incorporation à la ville de l´Isla de la Cartuja, ainsi que de la destruction des deux anciennes gares ferroviaires que constituaient un grand obstacle aux communications internes de la ville, la construction de la nouvelle garde de Santa Justa, le Train à Grande Vitesse, les circonvallations etc.

De nos jours, celle qui fut le siège de l´Exposition est devenue Parc Technologique et abrite d´important entreprises.

Actuellement, quelques ans après l´Expo´92 Séville et son histoire continuent à se développer.

ALCÁZAR

Les Alcazars Royaux, considérés Patrimoine de l´Humanité dès 1988, constituent la résidence occasionnelle de la couronne espagnole, ainsi que le palais royal le plus antique d´Europe. Il ne s´agit pas d´un seul palais, mais d´un ensemble d´eux produit des réformes successives, que dès l’époque de la domination islamique, ont été effectuées par divers monarques. Par conséquent, ces palais réunissent le plus ample éventail de styles, matériaux, et influences que l´on puisse trouver à Séville. Parmi les différents styles qu’on y trouve, il existe le style islamique, mudéjar, gothique, renaissance… Au Xème siècle, Abderraman III fit construire le premier palais, qui fut dénommé Dar-al-Imara ou « maison du Gouverneur ». De celui-ci il n’en reste que les toiles des remparts qui entourent le Patio de Banderas. À travers la rue Joaquin Romero Murubue, on peut voir l’arc aveugle qui était l’entrée à l’ancien palais. De la période des almohades il en reste le Patio del Yeso et un tronçon de rempart. L´ornementation de ce patio a servi d’inspiration pour la postérieure architecture nazari appliquée à l´Alhambra de Grenade. Le palais du roi Pierre I constitue l´exemple le plus important en style mudéjar. Ce roi éprouvait une prédilection spéciale pour Séville et l’a choisie comme capitale de son royaume. Il s’intéressait beaucoup aux arts et aux coutumes islamiques, raison pour laquelle il choisit ce style architectural. La construction du palais commença en 1364 avec la participation des artisans de Séville, Toledo et Grenade. Ce palais possédait un rez-de-chaussée et en première étage deux chambres seulement, mais dû à son utilisation comme lieu de résidence royale, il a été restauré et son premier étage agrandi. Dans ce palais on peut contempler de beaux salons et patios, tels que le Patio des Demoiselles, le Patio des Poupées, le Salon de Doña María de Padilla et le Salon des Ambassadeurs. Ce dernier est la pièce la plus importante du palais. Il faut remarquer les portes (œuvres originales de1366), la coupole construite en 1427 et la très riche décoration de plâtrières et d’azulejos de ses murs. Le Palais gothique fut construit sous Alphonse X le sage sur un ancien palais almohade, et sous lequel on trouve Les Bains de María de Padilla. Dans ce palais on y trouve le Salon de Tapisseries et celui de Charles V. Des modifications ont été effectuées au XVIIIième siècle à conséquence du tremblement de terre de Lisbonne en 1755. En style de la Renaissance est construite La Casa de la Contratación (Chambre de commerce) organisme constitué par les Rois Catholiques en 1503 après la Découverte de l´Amérique, puisque Séville s’est convertie en l’un des ports les plus important de l’Europe, ayant le monopole commercial du Nouveau Continent. De ce port, d’importantes expéditions ont été effectuées telles que le premier tour du monde. Dans la chapelle se trouve La Vierge des Navigateurs, œuvre réalisée par Alejo Fernández, première représentation en Europe de la Découverte de l´Amérique. Les jardins de l´Alcazar sont très beaux et résultent des influences mudéjars, de la renaissance et baroque. Celles-ci ont constitué un des jardins d’une grande beauté et valeur historique et qui reflètent les différents styles de jardinage employés à cette époque. Au cours des années ces jardins ont été enrichis avec des plantes qui proviennent de tous les coins du monde. Aujourd´hui plus de 170 espèces ont été cataloguées dans ses 60.000 m² de surface. On sort de l´Alcazar par le Pied-à-Terre, un ample vestibule qui conduit au Patio de Banderas. Cet espace et la façade de la porte de sortie furent rénovés par l´architecte Vermondo Resta. Sur le Pied-à-Terre il y a une salle qui, durant le royaume de Philippe V fut consacrée à l´Armurerie Royale et qui actuellement accueille d´intéressantes expositions.

ARCHIVE DES INDES

Son histoire commence au XVIème siècle. Jusqu´à cette date, les commerçants se réunissaient avec leurs marchandises dans les gradins de la Cathédrale (espace qui se trouve entre les murs et les chaînes qui entourent le bâtiment). Cela ne constituait pas un problème, mais lorsqu´il pleuvait, ils se réfugiaient à l´intérieur du temple, ce qui provoquait des conflits avec le Chapitre de la Cathédrale. D’où le besoin de construire à Séville une Casa lonja ou Archive des Indes. Après avoir communiqué l’idée à Philippe II, celui-ci approuva sa construction. Ces œuvres ont duré depuis 1583 jusqu’à 1646. Il fallait résoudre deux problèmes : L´emplacement : elle fut construite entre la Cathédrale et l´Alcazar, espace où se trouvait des édifices en ruines. Choisir le projet : Séville envoya à la court un projet d´Asensio Maeda, mais il fut refusé par le roi en bénéfice de celui de Juan de Herrera. Herrera fut l´auteur du projet, mais dans les œuvres se sont Juan de Minjares et Alonso de Vamdelvira qui travaillèrent. En 1660, la première école des Beaux Arts de Séville fut construite à l’intérieur de cet édifice. La première fois, c’était les peintres Murillo et Herrera « el mozo » qui l’ont présidée ensemble, et plus tard c’était Alonso de Vandelvira qui occupa la présidence. Au XVIII ème siècle le roi Charles III décida de réunir tous les documents en rapport avec le Nouveau Monde et de créer l´Archive des Indes, celui-ci avait besoin de quelques aménagements pour qu’il puisse fonctionner en tant qu’archive. Ces Archives figurent parmi les plus importants du monde tant par le numéro des documents que par l´information qu’ils fournissent. Parmi ces documents soulignons les autographes de Colomb. L´Archive des Indes est d´une grande importance non seulement par sa fonction sinon par le magnifique mobilier qu’il conserve. Dû à son importance documentaire, l´Archive constitue un des centres les plus visités par les chercheurs venant de partout et qui réalisent des travaux dans des domaines très variés.

CASA PILATOS

La construction de cette maison commença entre la fin du XVème siècle et le début du XVIème siècle. Il s´agit du palais, le plus somptueux à visiter de Séville, après les Alcazars Royaux. Il est intéressant non seulement par la combinaison de styles mudéjar, gothique et renaissance qu´il comporte, mais aussi par les antiquités romaines, les peintures et le mobilier de diverses époques qui s’y trouvent et qui font de lui un vrai musée de première catégorie.

HÔPITAL DE LAS CINCO LLAGAS  (PARLEMENT ANDALOU)

Ce bâtiment de grandes dimensions, possède un plan rectangulaire et quatre patios définis par la trace cruciforme des deux grandes salles communes où se trouvaient les infirmières. La façade principale est composée de deux corps, avec des pilastres doriques et ioniques, avec plus de décoration sur le corps supérieur, possédant un grand portail en marbre blanc terminait en blason de la fondation des Cinco Llagas, aux côtés figurent les blasons de ses fondateurs. La chapelle, projetée par Hernán Ruiz en 1560, forme partie des œuvres les plus représentatives de son style. Pour comprendre son importance, il faut revenir à l’an 1500, période où Catalina de Ribera obtient la bulle pontificale qui permet la fondation d´une des œuvres de bienfaisance les plus connues et populaires de la Séville du XVIème siècle. Son fils Don Fadrique Enríquez de Ribera, Marquis de Tarifa, a continué avec l´œuvre de sa mère et l’a agrandie, jusqu´à sa mort en 1539. Un an plus tard, et par testament, les prieurs de la Cartuja de Santa María des Cavernes et des monastères de San Jerónimo de Buenavista et de San Isidoro del Campo sont actuellement les propriétaires de la fondation, et par conséquent ils s’en charge de convoquer au concours public pour édifier un somptueux édifice dans les proximités de la Puerta de la Macarena. Des architectes rénommés de l´époque se sont présentés à ce concours, et c’est Martín Gaínza qui fut choisi. Les travaux ont commencé en 1546 jusqu´à sa mort, lorsque Hernán Ruiz lui succéda. Celui-ci, et pour les mêmes raisons, fut succédé par le napolitain Benvenuto Tortello en 1570 et en 1572 par Asensio de Maeda . L´Hôpital commença son fonctionnement jusqu´au moment où il devait être fermé à cause de son déplorable état de conservation. Il fut remodelé et de nos jours il constitue le siège du Parlement Régional Andalou.

UNIVERSITÉ (ANCIENNE MANUFACTURE DES TABACS)

Aucune des industries surgies à Séville au XVIIIième siècle peut-être comparée à celle du tabac. Chiquer le tabac, l´aspirer ou le fumer était à la mode. Et afin de produire ces différents produits on a construit à Séville la manufacture la plus moderne que personne à cette époque ne pouvait imaginer, remplaçant à celle qui existait déjà depuis 1610 sise à la plaza del Cristo de Burgos. Les travaux de cet édifice furent entamés en 1728 suivant le projet de l´ingénieur militaire Ignacio Sala, mais ils furent abandonnés en 1731 et repris ensuite par l´ingénieur Sebastian Van der Borcht; directeur du projet qui ajouta au centre industriel plusieurs éléments de cour tels que la façade, le vestibule, l´escalier et les salons. Dans ces travaux divers artistes sévillans on participé. La monumentale manufacture fut achevée entièrement- y compris le fossé, la prison et les maisons destinées à l´administration- en 1711. Sa capacité était tout à fait surprenante : un contingent humain d’un milliers d´ouvriers, qu’à partir du XIXième siècle la plupart était des femmes ; des immenses ateliers et magasins, aérés à travers 24 patios, 21 fontaines et 110 puits pour l´entretien de la manufacture ; 116 moulins à « déblaiement », 40 à raccommodage et 87 écuries pour y garder les presque 400 bêtes chargées d´effectuer le broyage. Ce bâtiment public, crée en tant que citadelle, avait des chapelles, des guérites, des ponts-levis et un fossé. En plus de fournir de l’emploi à la population féminin de Séville du XIX ième siècle, cette entreprise va s’occuper de projeter le mythe de la cigarières. En fin, l´installation dans cet édifice de diverses facultés

universitaires a été approuvé en 1949, c’est pourquoi l´aménagement de son intérieur fut nécessaire, et ainsi il continuera pour le plaisir de tous ceux qui veulent le visiter. Dès qu’il constitue le siège de l’Université, la chapelle de la Confrérie des Étudiants est située dans le même, avec la figure du Christ de la Bonne Mort qui a été réalisé en 1620 par Juan de Mesa.

PLACE D´ESPAGNE

Réalisé par Aníbal González dans le cadre du vaste programme de construction effectué à l’occasion de l´Exposition ibéro-américaine de 1929. D´une surface de 14.000 m² et de 200m de diamètre. Construit en style est régionaliste, c´est à dire, un mélange de mudéjar, gothique et renaissance. Les matériaux utilisés sont la brique et la céramique . La place est ornée de 48 bancs consacrés aux provinces espagnoles (classifiées par ordre alphabétique) revêtus d´azulejos dont les motifs iconographiques font allusion aux provinces espagnoles, aux événements historiques, au blason et au plan de la province. La place d´Espagne est entourée d´une petit ruisseau traversé par quatre ponts représentant les quatre royaumes qui conformaient la couronne espagnole : Castille, Léon, Navarre et Aragon. De nos jours, ces bâtiments logent des différents organismes publics ainsi que du gouvernement civil et militaire.

PLACE D´AMERIQUE

Cette place, ainsi que ces trois édifices ont été construits par Aníbal González entre 1911 et 1919, à l´occasion de l´ Exposition ibéro-américaine de 1929. Chaque édifice appartient à un style architectural différent. Pavillon Renaissance : actuellement Musée d´Archéologie. Pavillon Gothique : de nos jours, il appartient à la mairie et siège une de ses délégations. Pavillon Mudéjar : aujourd´hui, il est le siège du Musée des Beaux Arts et des Coutumes Populaires. Sur cette place se trouve aussi la Gloriette de Miguel de Cervantes, ornée de céramiques faisant allusion à ses œuvres les plus renommées.

ARÈNE DE LA REAL MAESTRANZA

Construite par Vicente San Martín en 1761 (XVIIIème siècle), c’est une des arènes qui figure parmi les plus anciennes de l’Espagne. L’Arènes et les édifications y adossées conforment un pâté de maisons à plan presque triangulaire. Le bâtiment de l’Arène possède tant dedans que dehors, la forme d´un polygone irrégulier suite des travaux y réalisés tout au long de 120 ans. Une des caractéristiques de l’arène de Séville, c’est qu´elle n’est pas complètement circulaire mais un peu ovale. Parmi les balcons qui s’y trouvent à l’intérieur, nous devons faire mention du balcon du Prince, œuvre de Cayetano de Acosta. La petite chapelle des toreros est présidée par l’image de la Vierge de los Dolores, attribuée à Don Juan de Astorga, qui jouit d´une grande dévotion parmi les toreros et qui a reçu plusieurs vœux en qualité de donations. Il contient le Musée de Tauromachie, avec une collection de costumes, de photographies, de toiles, etc. qui sont en relation avec le monde du taureau. Avant la construction de l’arène, les corridas s’effectuaient à la Place de San Francisco. A côté de celui-ci on trouve le siège de la Real Maestranza de Caballería, œuvre réalisée par Aníbal González en 1929, c’est la propriétaire des Arènes. C’est une association nobiliaire dont les origines se remontent aux temps de la Reconquête et qui fut réorganisée au XVIIème siècle. La saison de taureaux commence le dimanche de Pâques et finit en septembre.

CATHÉDRALE ET GIRALDA

La Cathédrale de Séville possède le titre de Magna Hispalensis dès sa construction car il s’agit, non seulement du bâtiment gothique le plus grand, mais aussi de l’une des constructions les plus grandes de toute la chrétienté. En 1928 elle fut déclarée Monument National et cataloguée par l’UNESCO comme Patrimoine de l´Humanité. Elle contient de très importants dossiers et bibliothèques, parmi lesquelles se trouve la bibliothèque Colombienne, sise au Patio des Orangers. Sa physionomie extérieure a évoluée dû aux diverses modifications et transformations qu´elle a subies dès le moment où elle a été érigée sur les restes de l´ancienne grande Mosquée des almohades, datée du XIIème siècle. Les seuls restes qui se conservent du bâtiment almohade sont le Patio des Orangers et le minaret que nous connaissons sous le nom de la Giralda et d´où l´on peut en jouir d’une belle vue de la ville. A la Cathédrale nous pouvons admirer des belles oeuvres d’art. Au maître-autel se trouve le retable majeur, considéré un des plus grands du monde (27 m d´hauteur et 18 m de largeur) Dans la chapelle de San Antonio nous pouvons observer l’un des trésors de la Cathédrale, c´est le tableau de Murillo dénommé « La visión de San Antonio. » La chapelle de la Virgen de l´Antigua, l’une des chapelles les plus riches et grandes, contenant une fresque du XIVème siècle de la Vierge du même nom, c’est unes des patronnes de la Découverte de l´Amérique. Le tombeau de Colomb contenant ses restes mortels. Nous pouvons observer aussi le Cristo de la Clemencia de Martínez Montañés, qui est une des meilleures pièces de la sculpture baroque. A la Sacristie des Cálices se trouvent des tableaux à grande valeur, tels que celui de Santa Justa et Santa Rufina, œuvre de Goya. La Sacristie Majeure est en soi d’une grande beauté puisqu’elle est faite en style plateresque, et avec des Chef d’oeuvres tel que l´Ostensoir d´Arfe, utilisé dans la Procession de la Fête Dieu. Dans la salle Capitulaire, la coupole est ornée de peintures réalisées par Murillo, et on peut y voir “ l´ Inmaculada”, considérée une des plus belles des oeuvres qu’il a réalisé. A la Chapelle Royale on trouve la Virgen de los Reyes, ou Vierge des Rois, datée du XIIIème siècle et patronne de la ville, et dans une urne en argent on peut observer le corps momifié de Ferdinand III dit le Saint, conquérant de la ville et son patron. La Giralda Cette tour est l’un des rares vestiges qui en restent encore de l´ancienne mosquée almohade. Elle est considérée la sœur de la Kotobyya de Marrakech et de la grande tour de la mosquée d´Al Hassan de Rabat. Grand nombre de tours ont été construites avec la même image et semblance. Projetée par Ahmed ben Basso, ses fondations, d´à peu près 8.5 mètres, sont en pierre de taille qu´atteignent les 2 mètres de hauteur sur le niveau du sol actuel. Quelques pierres proviennent des restes d’autres constructions romaines ou arabes. La tour fut achevée avec une hauteur de 82 mètres. Son minaret était couronné par quatre boules en bronze doré et qui sont tombés à conséquence du tremblement de terre de 1356. Vers 1400, on a décidé de les remplacer par un campanile. Le campanile actuel fut réalisé par Hernán Ruiz entre 1558 et 1568. Celui-ci l’a couronnée de quelques corps décroissants, et l’a enduite d’une couleur rouge-ocre et après l’a ornée de carreaux de faïence bleu cobalt. C´est sous la direction du sculpteur Juan Bautista Vázquez el Viejo (le Vieux), que quelques peintures à la fresque et près de 50 reliefs, ont été réalisés. La girouette qui surmonte l’ensemble, et que l´on connaît sous le nom de Giraldillo, symbolise la victoire de la Foi Chrétienne, elle fut réalisée par Bartolomé Morel entre 1566 et 1568. Cette “giralda” a donné son nom à toute la tour. La figure renaissance représente une femme avec une tunique et qui porte un bouclier de guerre dans une de ses mains et une palme dans l´autre. Elle a 3.5 mètres de hauteur et pèse 128 kg. Le nouveau ensemble architectonique a atteint 103 mètres de hauteur grâce aux cloches qui le surmontent.

ÉGLISE DU SALVADOR

Cette église a été construite sur l´emplacement de l´ancienne mosquée Ibn Adabbas, fondée au IXème siècle sous Abd al Rahman II. De cette mosquée nous pouvons observer actuellement quelques vestiges, tels que le Patio des Orangers et les sous-bassement de la Tour. Les travaux de construction de ce temple ont été initiés en 1674 avec la collaboration de plusieurs artistes dont le dernier fut Leonardo Figueroa, entre 1696 et 1712, qui réussissa à achever les travaux, en dirigeant la fermeture des voûtes et des coupoles ainsi que l´ornementation intérieure. Sur un des côtés latéraux extérieurs de cette église se trouve le retable en céramique du Christ de l’Amour, titulaire de la confrérie qui porte le même nom. Ce rétable est oeuvre d´Enrique Mármol Rodrigo de 1930, il est le plus grand rétable de Séville puisqu’il représente le Christ à grandeur nature. Cette église a un plan de salon divisé en trois nefs, et celles-ci subdivisées en quatre travées. Sur le lieu du transept s´érige une coupole sur des pendentifs à reliefs en pierre représentants les figures des Quatre Evangélistes. De cette église il faut souligner : – Le Retable Majeur dont l´auteur est Cayetano de Acosta (XVIIIème siècle) – Le retable baroque représentant l´image de San Cristóbal, sculptée par Martínez Montañés en 1597 – Le retable de la fraternité du Christ de l’Amour. Au centre de ce retable néo-baroque se trouve la sculpture du titulaire, taillée par Juan de Mesa entre 1618 et 1620. – La chapelle du sacrement avec un portail-retable réalisée par Cayetano Acosta. Dans cette chapelle se trouve l’effigie de Notre Père Jésus de la Passion, taillée par Martínez Montañés. – L´Autel de Nuestra Señora del Rocío (titulaire de la Confrérie du Rocío de Séville. Plusieurs confréries de la Semaine Sainte appartiennent à cette église, parmi lesquelles nous citons les suivantes : La Confrérie de la Borriquita, du Christ de l’Amour et la Vierge du Secours (Dimanche des Rameaux) et la Confrérie de la Passion (Jeudi Saint).

ÉGLISE DE L’HÔPITAL DE LA CARIDAD

Les origines de la Confrérie de la Charité se remontent au Moyen Âge. Elle fut destinée à des fins humanitaires, tels que l´enterrement des condamnés à la peine de mort et ceux qui se sont noyés dans le fleuve. Son église baroque fut commencée par Pedro Sánchez Falconete et achevée par Leonardo de Figueroa. La décoration de l´église fut oeuvre des meilleurs artistes de l’époque tels que: Bernardo Simón de Pineda (auteur des retables), Pedro Roldán (qui réalisa les sculptures) et Murillo et Valdés Leal (chargés des peintures). L´Hôpital fut érigé sur les anciens arsenaux dont la construction fut commandé par Alphonse X le sage. Le rôle de Miguel de Mañara, qui appartenait à une riche famille italienne résidante en Séville, fut décisif pour le développement de cette institution. On dit que la vie de celui-ci a servi d´inspiration à Tirso de Molina pour écrire son roman “El Burlador de Sevilla”, et plus tard à Zorrilla pour écrire son roman “Don Juan Tenorio ». A l´église nous pouvons contempler quelques chefs d´œuvre de Valdés Leal, tels que “Las postrimerías”, ainsi que les peintures de Murillo qui traite sur la miséricorde; malheureusement aujourd’hui il n’en reste que deux. Les autres se trouvent distribuées par tous les musées étrangers. Cette église c’est un parmi les plusieurs édifices en style baroque qui se trouvent à Séville.

FOIRE D´AVRIL

Bien que puisse vous sembler étrange, les origines de la Foire d´Avril, dont les sévillans sont si fiers, ne se trouvent pas dans cette ville. Les artifices de cet événement sont Don José María Ybarra, premier comte d´Ybarra, et Narciso Bonaplata au moment où le comte de Montelirio était le maire était de Séville.

Au début,c´était une foire de Bétail. Les marchands s´accommodaient dans des baraques de toile qui servaient de logement pour les commerçants. Autours de ces baraques on disposait des étalages, des kiosques, des marchands d´aliments, de boissons, de bijouteries, et de sucreries. L´affluence d´acheteurs et de vendeurs fait circuler de l´argent, ce qui fait que d’autres activités prennent lieu, telles que la vente d´articles de verveine, les fonctions de petits théâtres, etc.

Par devant cet conception de fête, les habitants non intéressés sur le commerce arrive à ce lieu et y organisent des danses sous les toiles des baraques, c’est pourquoi ces dernières sont décorées et aménagées. Ainsi la partie ludique s´affirme face à la partie commerciale.

Mais reprenons l´histoire, les origines de la foire ont été établis à partir de 1846, après que Don José María Ybarra et Narciso Bonaplata aient vaincu la résistance initiale et réussis à obtenir l’appuie du maire qui se trouvait à l’époque, le comte de Montelirio.

Cette faute de confiance était basée sur le fait que la province avait déjà une autre foire de Bétail très importante, celle de Mairena del Alcor. Tout ceci unie à l’importance et à la proximité d’une autre foire déjà existante (Foire du Cheval, à Jerez) faisait que l’association de cet époque n’ait pas trop claire son succès. On établit officiellement la Foire d´Avril en 1847, avec une durée de trois jours.

La Foire d´Avril reçoit son premier grand élan en 1865, moment dans lequel, une fois confirmée sa viabilité, la mairie de la ville y effectue quelques reformes qui ont fait de celle-ci un écran provincial, régional, national et international de la ville. C´est ainsi que la ville et leurs habitants considèrent comme propre cet événement.

En 1889 le Real de la Feria (nom que reçoit l’enceinte, grâce à l’aide apportée, dans des dates antérieures, par la Reine Isabel III) commence, après les réformes et les décorations y effectuées, à acquérir son aspect actuel.

La mairie publie en 1910 des brochures pour publier la Foire et ses attractions populaires. Ces brochures recueillent l’information probante de l´affluence du public international. À cette époque, la Foire accueillait des courses à chevaux, des batailles de fleurs, des compétitions sportives ainsi que de grandes festivités aux arènes de la Maestranza.

A l´occasion de la foire Ibéro-américaine, l´emplacement de la foire de Séville varie, il est transféré à la zone Sud du Prado. Lieu où elle reste jusqu’à 1972.

Tel que nous l´avons déjà mentionné, cette foire a perdu son aspect commercial. Elle est devenue une foire ludique qui accueille tant les visiteurs que les habitants de Séville et de sa région. Grâce à ce facteur ainsi qu´à la visite de grands personnages, cette foire est devenue un événement international.

Après 125 ans au Prado de San Sebastián et à son énorme agrandissement vers des terrains voisins tels que le Parc de María Luisa, Huerta de la Salud, Audiencia, etc, la Mairie décida de transférer son emplacement à l’actuel Barrio de los Remedios, clôturant ainsi un cicle de (1847-1972).

Vingt-huit années plus tard, son emplacement actuel s’est consolidé. Ses rues portant les noms de toreros ainsi que son parfait arrangement, font du même un lieu parfait.

Mais la foire affronte un nouveau défi. Dû à la croissante demande de nouvelles casetas ainsi qu´à celle du Ministère de Défense pour obtenir quelques terrains de la proximité, un nouveau débat commence pour un nouveau transfert. On parle des terrains du « Charco de la Pava », à côté de la fleuve Guadalquivir, dans la zone où on a célébré l´Expo´92, sera-t-il celui-ci son emplacement final ? nous aurons la réponse dans quelques avrils…

SEMAINE SANTE

La Semaine Sainte tel qu´événement religieux, culturel et sociologique n´est pas un acte éphémère, sinon qu’elle a évolué constamment. En conséquence, la Semaine Sainte actuelle n’a pas beaucoup à voir avec celle d’avant, bien qu´elle maintienne encore son esprit religieux qui fut son origine.

Nous vous présentons par la suite un parcours de son histoire jusqu´à nos jours.

L´antécédent de culte ou procession par les rues surgit à l´occasion de l´institutionnalisation du Chemin de Croix , qui fut introduit par le premier Marquis de Tarifa, Don Fadrique Enríquez de Ribera en 1521 à son retour de laTerre Sainte.

À partir de ce moment elle se celébrait annuellement, étant divisé en différente étapes signalisées avec des croix et des autels portables , établissant ainsi un endroit destiné au culte public.

La législation découlant du Concile de Trento ainsi que la prohibition de quelques cérémonies de la Passion, impulsèrent son règlement et supprimèrent la grande prolifération d´évènements et cortèges publics de cette époque.

En 1604 furent établies les bases pour une meilleure vigilance, ce qui obligea tous les cortèges de suivre un parcours officiel : les cortèges de Séville furent obligés de faire son station de pénitence à la Cathédrale, et ceux de Triana par Santa Ana. Mais ce n´est qu´à partir du XVIIème que les confréries commencent à rassembler au modèle actuel. En ce moment-là les confréries furent groupées par corps de métiers, par chacun des quatre états (clergé, noblesse, bourgeoisie et université) ou par des minorités raciales établies dans la ville (Siècle d´or).

Au XVIIIème siècle les Confréries subirent un petit recul dû aux conflits sociaux, mais il fut dépassé grâce à l ´entrée de nouveaux éléments sociaux ; surgissant ainsi les premières confréries groupées autour d´un quartier.

sur un appui plus prononcé, ce qui créa un effet domino sur les autres bourgeois et commerçants qui s´étaient éloignés de celles-ci.

Au premier quart du XXème siècle surgissent les premiers modèles de cortège processionnal, ce qui donna lieu à la création de diverses Fraternités et à la transformation de quelques unes qui y existaient déjà.

La Semaine Sainte de cette époque reflètait la réalité et l´ histoire de l´Espagne de ce moment ( des révoltes sociaux, affrontements, Guerre Civile).

C´est dans la deuxième moitié du XXème siècle que se forge le modèle actuel de Semaine Sainte, qui donna lieu à une manifestation à renommée universelle, complète et complexe et qui lie étroitement la dévotion avec l´esthétique et la célébration populaire.


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